Interview > 6 - 12 ans |

l'argent de poche

Article du 20 juin 2016

Donner de l'argent de poche à son enfant n'est pas une obligation, mais de nos jours de nombreux enfants reçoivent une petite somme d'argent afin de satisfaire leurs envies mais également de découvrir la gestion rigoureuse qu'impose la possession d'argent. Pour trouver le juste équilibre entre confiance, apprentissage et plaisir, nous sommes allés à la rencontre de Laurent, papa de deux enfants, Anaïs et Tom, âgés respectivement de 9 et 14 ans. Il nous confie comment il gère cette épineuse question !

MagaZEN : Vous avez 2 enfants, dont l'un en préadolescence. A quel moment la question de l'argent de poche s'est-elle posée et quelle a été votre réaction ?

Laurent : La question s'est posée il y a maintenant 6 ans pour Tom, lorsqu'il avait 8 ans ! J'étais très surpris qu'un si petit bonhomme soit déjà demandeur d'autonomie financière !

Je pense que la cour d'école y est pour beaucoup, ses copains se vantaient de pouvoir s'acheter des cartes Pokémon… je me suis senti interloqué par cette demande !
Maintenant que Tom se gère correctement et que nous avons trouvé une façon de fonctionner, c'est au tour de sa petite sœur d'être demandeuse !


MagaZEN : Avez-vous rapidement trouvé un compromis pour que Tom gère son argent ?

Laurent : Pas du tout ! Nous avions déjà réfléchi avec ma femme sur l'idée en règle générale ! Tom n'est pas un petit garçon qui réclame mais il a malgré tout beaucoup d'envies !

Les premières semaines, nous lui avons donné une petite somme d'argent qu'il dépensait instantanément pour des petits achats qu'il regrettait très rapidement !

Nous avons alors mis en place une boîte des « achats ». Tom notait toutes ses envies et les mettait dans sa boîte. Au moment de lui donner son argent, nous l'aidions à faire le tri sur ce qu'il avait inscrit.

Avec un papier, nous avons créé des colonnes : « urgent », « important » et « moins important » ; il classait ensuite ses vœux dans chacune des colonnes et utilisait donc son argent pour répondre d'abord aux désirs « urgents » et selon ce qu'il lui restait il pouvait passer à la colonne suivante.

Nous utilisons actuellement ce même système avec Anaïs.


MagaZEN : Tom a-t-il aujourd'hui, à 14 ans, les mêmes habitudes ?

Laurent : Le système a, tout comme Tom, quelque peu évolué ! Tom n'a plus les mêmes envies soudaines et irréfléchies qu'auparavant ; ses besoins se font plus concrets.
Aussi avons-nous décidé, depuis quelques mois, de mettre en place une nouvelle façon de fonctionner.

Nous répondons financièrement à ses besoins vitaux et naturels : la nourriture évidemment, les soins et produits d'hygiène, les vêtements utiles et basiques ainsi que les besoins scolaires. Pour tout le reste, nous lui allouons une somme d'argent plus conséquente qu'il gère seul.

Par exemple s'il veut des baskets, nous lui proposons de lui prendre un modèle classique standard ; s'il souhaite une paire plus moderne, nous versons la somme du modèle classique et il rajoute la différence.

Il gère également ses éventuelles sorties avec cet argent ; une place de cinéma, un après-midi avec ses amis… cela l'oblige à prévoir en amont car pas de rallonge possible !
Ce système, qui a été travaillé des années plus tôt grâce au « tri des envies », fonctionne pour le moment très bien !

Tom nous surprend même à garder un peu d'argent pour la fin du mois. Il sait dire non à des sorties afin d'économiser pour autre chose, bref il apprend même à épargner !


MagaZEN : Quels conseils donneriez-vous à d'autres parents afin de trouver le bon équilibre ?

Laurent : Les questions d'argent sont souvent compliquées. Il est donc très important d'en discuter entre parents afin d'être parfaitement en harmonie sur un fonctionnement.
Le but n'est pas de laisser trop rapidement l'enfant gérer seul une somme trop importante !

Cela ne doit pas être une source de stress mais plutôt un apprentissage pour sa vie future !

Notre façon de fonctionner a permis à Tom de prendre le temps de réfléchir et d'organiser ses envies, donc ses dépenses en fonction de ses possibilités financières. 
Nous avons bien évidemment un regard sur ses achats afin qu'ils soient toujours adaptés à son âge, et maintenu notre confiance, clé de la réussite ! Tom a appris de ses erreurs et sait désormais se gérer sur tout un mois.

Ce qui me semble également essentiel, c'est de ne pas forcer l'enfant à avoir ou gérer de l'argent de poche ; il doit se sentir prêt et nous devons lui montrer que cela est quand même une responsabilité !


Propos recueillis par Anne-Sophie Chaunu, Conseillère en pédagogie et éducatrice de jeunes enfants

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Pédagogie active > 0 - 3 ans |

l'autonomie du bébé

Article du 15 juin 2016

l'autonomie du bébé
Le bébé vient au monde avec son « kit de survie » : téter, déglutir et pleurer, pour se nourrir et exprimer ses besoins. C’est sa première autonomie sur terre, dans sa grande dépendance aux adultes qui lui procurent les soins nécessaires. Dans le ventre maternel, le bébé baignait dans un milieu aquatique tel un « spa » où il avait une certaine autonomie. Ce premier environnement était à une température de 37°C constante, lumière tamisée, bruits feutrés avec une rythmique musicale en fond sonore. Le bébé pouvait se mouvoir, porté par le liquide amniotique, en appui sur les parois utérines. Il se nourrissait par le cordon ombilical sans jamais connaitre la faim, le vide et ce en toute autonomie sans que sa maman contrôle ses prises alimentaires. A sa naissance, le bébé fait l’expérience du chaud et du froid, de l’air, du vide intérieur avec la faim, du vide extérieur de l’espace immense, de la lumière forte et du noir, du silence et des bruits forts… Agressions et totale dépendance ! C’est un choc sensoriel et relationnel immense ! Comment permettre au nouveau-né de retrouver des sensations ressenties, le rassurer et distiller en douceur de nouvelles informations sur ce nouveau monde ? Comment permettre au tout-petit de retrouver une forme d’appuis, de mobilité, de dynamique, de plénitude intérieure et extérieure tout en lui donnant confiance en son nouvel environnement ?

L’allaitement à la demande permet au nourrisson de retrouver cette sensation de satiété avec un lait adapté à sa croissance, avec un goût qui varie selon les repas de la maman et à la maman la certitude que le bébé prend ce dont il a besoin pour grandir sans qu’elle ait à mesurer les quantités ingérées. L’allaitement offre aussi une continuité du vécu utérin par le contact corps à corps, cœur à cœur dans un échange de regards, de rencontre mutuelle. Ces temps de présence apportent relaxation et bien-être en sécrétant les hormones de l’affectivité, l’ocytocine, tant pour le bébé que la maman.


Une petite couverture pour envelopper le bébé de la tête au pied lui offre un contenant connu dans sa chaleur autant pendant l’allaitement que l’endormissement. Ce contenant permet aussi un enveloppement constant quand le bébé passe de bras en bras pour rencontrer sa famille, gardant ainsi sa propre chaleur.


Le portage permet au tout-petit de retrouver la sensation chaleureuse du corps à corps, bercé par le mouvement de marche du porteur et sa première sono : les battements du cœur ! Un véritable apaisement car le bébé retrouve là des appuis connus lors de son premier environnement, ce qui lui apporte la sécurité physique et affective nécessaire à sa construction.


L’haptonomie et son art de tenir le bébé par sa « sécurité de base », c'est-à-dire en mettant une main sous les fesses en appui contre soi ou avec l’autre main sous l’aisselle, permet un appui au bébé dans sa base et une dynamique favorisant l’échange de regards par cette assise contenante.


Une autre manière de favoriser le mouvement du nourrisson est de le poser sur le dos, sur son tapis. Ainsi il est porté par la terre, soumis à l’apesanteur, sur la plus grande partie de son corps. Dans cette position, le bébé pourra apprendre par lui-même à coordonner ses bras, ses jambes puis ses mains et ses pieds dans un mouvement volontaire dirigé vers un objet captant son attention. Il pourra aussi apprendre à se retourner sur le dos, ramper pour marcher à quatre pattes, s’asseoir par lui-même, se hisser pour se relever, tenir debout. Au bout d’une année de travail quotidien, « bébé » enfin se lâchera pour marcher en équilibre sur le seul appui de ses voutes plantaires. Parcourir toutes ces étapes sera facilité par le simple fait de poser le bébé en sécurité sur son tapis au sol avec quelques objets, hochets simples près de lui. Le rôle de l’adulte sera de s’asseoir à coté pour soutenir d’un regard, d’un mot, d’un sourire ses progrès. Mais la responsabilité des parents sera surtout de ne pas entraver ces mouvements volontaires par du matériel contraignant dit de puériculture comme les transats, youpalas… qui empêchent le mouvement naturel de l’enfant, le rendent passif et l’habituent à une mauvaise posture. La bonne attitude à avoir est de favoriser l’autonomie du bébé en ne le plaçant jamais dans une position qu’il ne maitrise pas par lui-même, comme, par exemple, l’asseoir trop tôt.


Les différents pleurs du bébé sont l’expression de ses besoins, auxquels son environnement humain doit répondre de manière empathique et appropriée. Le bébé ne fait pas de caprices, il exprime des besoins pour construire son sentiment d’existence.

Pour ce faire, il a besoin de cette continuité avec son premier environnement comme un expatrié qui recherche ses pairs en terre étrangère pour parler sa langue et partager sa culture. Le bébé recherche à retrouver des perceptions de son premier pays maternel pour que depuis ces impressions connues, il puisse découvrir et apprécier son nouveau milieu.


Offrons généreusement à nos enfants ce temps, cette présence, cette continuité. Nourrissons cette dépendance. Rassurons pour qu’un jour, de ce lien, naisse progressivement son autonomie c'est-à-dire sa capacité à être, à faire puis à penser par lui-même. C’est de notre réponse à la dépendance que naitra son indépendance.


Valérie Mirault, formatrice et éducatrice Montessori

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Sélection Zazzen > Autres |

mon premier trousseau de parent

Article du 13 juin 2016

Devenir parent nécessite d’être bien informé par des professionnels et aidé par du matériel approprié aux besoins du bébé. Voici quelques propositions suite à l’article précédant sur « L’autonomie du bébé ».

L’allaitement maternel
Si vous souhaitez être informée et soutenue gratuitement, nous vous recommandons le site suivant : http://lalecheleague.fr. La Leche League France a pour but d’aider, par un soutien de mère à mère, toutes les femmes souhaitant allaiter, en leur transmettant l’art, le savoir-faire de l’allaitement. Ce soutien et cette information passent par des réunions, du soutien par téléphone et par courriel, un forum, un groupe Facebook, des publications, des congrès, un département de formation des professionnels de santé, et le site, où vous trouverez réponse à toutes vos questions sur l’allaitement. Cette association peut aussi vous aider à trouver une animatrice près de chez vous pour vous accompagner dans votre démarche.

La couverture enveloppante
Nous vous recommandons deux références :


1. Le topponcino :


Il est important d’apporter au nouveau-né un sentiment de sécurité et d’assurer un bon maintien de sa tête durant les premiers mois. Il faut veiller à le manipuler, le bouger et l’habiller avec douceur, tant il est délicat. Le topponcino est un matelas en coton bio, qui garde la chaleur et l’odeur du nouveau-né et lui procure ainsi un sentiment de sécurité. Sa forme permet de le déposer facilement dans son lit sans le réveiller lorsqu’il s’est endormi dans vos bras. C’est très pratique lorsque bébé dort car on peut le déplacer tout en douceur en faisant simplement glisser le topponcino.

Plus d'informations : http://www.natureetdecouvertes.com/bebe/jouets-d-eveil/jouet-en-tissu/topponcino-31152600#ixzz4C6Vj7njx


2. La couverture en laine :


Souple, douce, dans la chaleur de la laine, c'est un véritable bien-être qui enveloppe l'enfant en toute occasion avec cette couverture tellement pratique ! Parfait en cadeau de naissance !


Retrouvez de nombreux produits en laine sur : http://www.ardelaine.fr/produits-enfants1.html

Le portage
L’écharpe de portage ou le manduca sont deux aides au portage respectant la physiologie du bébé sur son assise de base et la physiologie du porteur. http://www.manduca.fr/fr/12-manduca

L’haptonomie
Cet accompagnement favorise le développement de la relation affective, active, entre la mère, le père et l’enfant. Il aide à l’instauration et au développement du sentiment de parentalité. Il sollicite la participation relationnelle de l’enfant dès la conception, dans le giron maternel. Conduit dans une ambiance de sécurité, de tendresse et de confiance, l’accompagnement se poursuit après la naissance, jusqu’à l’acquisition de la marche, étape majeure de l’autonomie.


La qualité relationnelle affective qui s’établit entre les parents et l’enfant s’avère préventive des troubles du « devenir-soi ».


Il favorise également l’accueil du nouveau-né au moment de la naissance et après celle-ci. Très tôt, l’enfant acquiert une sécurité de base qui l’invite à l’autonomie, à la communication et à la confiance. Ces liens ont une influence sur son développement ultérieur.


Des lectures et des adresses sur le site : http://www.haptonomie.org/fr

Valérie Mirault, formatrice et éducatrice Montessori

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Zazoom > 6 - 12 ans |

comment fabriquer un tipi ?

Article du 10 juin 2016

Quel enfant n’a pas rêvé d’un petit coin tranquille et douillet au fond du jardin où, à l’arrivée des beaux jours, il pourrait se cacher avec ses jouets préférés, regarder un livre, jouer avec des amis ou juste faire une petite sieste allongé sur des coussins et des plaids doux et confortables… Le tipi est une petite demeure très appréciée des enfants, inspirée de la fameuse tente d’indien traditionnelle. Il peut aussi trouver sa place à l’intérieur de la maison ou de l’appartement.

Pour réaliser ce tipi enfant, il vous faudra :

5 longs bâtons, idéalement des bambous, dont la taille est d’environ 160 à180 cm ;
4 bâtons plus courts d’environ 50 à 60 cm ;
de la corde ou de la ficelle ;
des ciseaux ;
des bandes de tissus colorés et assez épais. Faire des bandes de 12 à 15 cm de large et de différentes longueurs.
Première étape :


Relier ensemble les cinq longs bâtons avec de la corde en les entrelaçant pour former le sommet de la construction.


Deuxième étape :


Lier, toujours à l’aide de la corde, les petits bâtons aux grands de manière à former la base du tipi, comme sur la photo.

Troisième étape :


Préparer des bandes de tissus dont la longueur varie en fonction de leur emplacement : courtes sur le haut et de plus en plus longues au fur et à mesure que l’on descend vers le bas de la structure.

Quatrième étape :


Commencer à envelopper le châssis, en enroulant chaque bâton dans les bandes de tissu pour qu’elles tiennent bien en place, un peu comme s’il s’agissait de tressage. Enroulez les extrémités des bandes autour des perches pour les fixer puis coupez les bouts qui dépassent ou cachez-les à l’intérieur.


Cinquième étape :


Pour décorer l’entrée du wigwam vous pouvez fabriquer une sorte de petit auvent ou d’avant-toit avec une bande de tissu assez large et ondulée par exemple.


La construction de cet abri, assez simple, et apporte beaucoup de joie aux petits comme aux grands ! Et le tipi continuera d’abriter vos petits indiens toute l’année !


Joël Vandemoëre, éducateur de jeunes enfants

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