Edito > Autres |

la parentalité en entreprise : quel retour sur investissement ?

Article du 18 juin 2015

Est-ce à l’entreprise d’aider ses salariés dans leur parentalité ? Qu’a-t-elle à y gagner ? N’est-elle pas intrusive en proposant des solutions en la matière ?

L’entreprise y a un intérêt managérial…


Le Baromètre 2013 publié par l’Observatoire de la parentalité en entreprise fait ressortir que la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle reste une attente majeure pour 93 % des salariés-parents, mais qu’elle n’est pour 76 % d’entre eux toujours pas suffisamment prise en compte au sein des entreprises.
Il n’y a pas de performance économique durable sans performance humaine. Par les valeurs de respect qu’elle véhicule, la parentalité en entreprise permet à cette dernière de mobiliser les énergies et de fédérer autour de son projet. En réussissant à mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle, ses salariés-parents sont plus disponibles et impliqués.


… et financier


Un groupement d’entreprises suisses (MIGROS, NOVARTIS, NESTLÉ, RAIFFEISEN…) a fait réaliser en 2005 une analyse coût/bénéfice de l’aide à la parentalité. Résultat ? 100 € investis en la matière rapportent 108 €, notamment grâce à la baisse des coûts de recrutement corrélative d’une meilleure fidélité des salariés et à une diminution de l’absentéisme.
Un exemple précis ? Un cadre qui doit pallier un mode de garde défaillant peut y consacrer jusqu’à une demi-journée de travail. S’il gagne 45.000 € bruts par an, le coût pour l’entreprise est trois fois supérieur à celui du financement d’une solution de garde d’urgence !


Tant en matière de soutien aux parents que d’aide à la parentalité…

 
Les programmes et actions d’accompagnement identifiés sont soit un soutien aux parents, soit une aide à la parentalité. Le premier peut être des services (places en crèche…), un soutien financier (Cesu préfinancé pour le paiement d’une garde à domicile…), des aménagements en matière d’organisation du temps de travail (temps partiel…) ou un accompagnement RH et managérial. L’objectif de la seconde est de promouvoir les compétences parentales ou les bonnes relations parent-enfant.


… l’entreprise n’est pas intrusive à l’égard de la vie de ses collaborateurs

 
Les salariés-parents cumulant souvent le plus de situations stressantes, il est bien de la responsabilité et de l’intérêt de l’employeur de considérer la situation familiale de ses collaborateurs pour créer un environnement professionnel propice à la motivationet à la performance. L’entreprise qui met en oeuvre de telles mesures en faveur de la parentalité est donc dans son rôle. En outre, cela ne signifie pas qu’elle est intrusive à l’égard de la vie professionnelle de ses collaborateurs.

Partager la newsletter

Interview > 6 - 12 ans |

aidez l'enfant à avoir confiance en lui !

Article du 17 juin 2015

La confiance en soi se développe et n’a de cesse d’évoluer au cours de la vie de chacun. Cette évolution est particulièrement importante au cours des premières années de l’enfant et pendant l’adolescence, périodes pendant lesquelles la famille et les parents jouent un rôle déterminant. Il faut distinguer la « confiance en soi » de « l’estime de soi », concept qui résulte d’une auto-évaluation plus ou moins favorable.

Magazen : Comment se manifeste la « confiance en soi » ?

Joël Vandemoëre : La confiance en soi apparaît d’abord dans le développement des capacités de l’enfant. Qu’est-ce qui fait que l’enfant passe de la position assise à la marche acquise ? C’est sa confiance en ses capacités. En général, il fait ses premiers pas en présence de la personne à qui il est attaché et qui va lui donner un retour d’estime de soi.


Magazen : Comment se construit la confiance en soi ?

J.V. : Tout se construit dans ces liens d’attachement. C’est un sentiment qui donne une force, qui va contrecarrer l’anxiété : l’enfant a besoin d’avoir confiance en soi. Vous devez accompagner et encourager votre enfant à faire et non faire à sa place. Pour qu’il acquiert de la confiance en soi, n’insistez pas sans arrêt sur ce qu'il ne sait pas faire, mais ne passez pas non plus votre temps à le complimenter. Pas de compliments exagérés ou non mérités ! Vos compliments doivent porter sur des faits précis.

 
Magazen : L’enfant passe-t-il par une crise de confiance ?

J.V. : Je dirais plutôt qu’il peut passer par une crise d’estime de soi, lors d'un échec par exemple. Une partie de la confiance en soi est alors remise en cause. Si le reste est solide, l’enfant pourra rebondir. En revanche il risque de s’effondrer si derrière il n’y a aucune confiance en soi.
Il faut savoir qu'à partir d'environ 8 ans, l'estime de soi dans différents domaines (le sport, les maths, l'écriture…) se généralise par un jugement global sur soi, applicable à toutes les activités. L'enfant avec une estime de soi fragile se juge alors selon des raccourcis du type : « j'ai des difficultés en maths, DONC je suis un nul ».

 
Magazen : Pourquoi l’enfant perd-il confiance ? Comment repérer ce déficit d'estime de soi ?

J.V. : Un événement majeur peut souvent entraîner un manque d’estime de soi, comme par exemple l’entrée en CP ou l’entrée en sixième, l’adolescence, etc. Des parents trop sûrs d'eux ou, à l’inverse doutant de leurs capacités peuvent parfois insécuriser l'enfant qui se dit qu'il ne sera jamais aussi à l’aise qu’eux.
Un enfant qui se met beaucoup en avant et qui veut donner une image d'invincible, peut paradoxalement être un enfant qui manque de confiance en lui. De la même façon, des difficultés à se concentrer et un manque d'attention, parfois associés à de l'hyperactivité, peuvent également s'expliquer par une estime de soi chancelante, tout comme un enfant qui s’évalue mal, qui fait des crises d’angoisse ou de colère lorsqu’il n'obtient pas ce qu'il veut. Comment procéder avec un enfant qui aurait trop confiance en lui ? Il faut le ramener à la réalité, reconnaître ses qualités mais en lui faisant valoir avec délicatesse qu'il y a meilleur que lui, qu'il peut encore progresser. 
A un enfant timide qui de temps en temps « surcompense » son estime de soi en devenant agressif, il convient de l’assurer qu'on croit toujours en lui mais que ce comportement ne plait pas du tout.

 
Magazen : Comment aider l'enfant à bâtir un solide sentiment de confiance en soi ?

J.V. : Valoriser son enfant est important, il a besoin de sentir la fierté de ses parents pour poursuivre son effort. Bien entendu, il faut proposer à l'enfant des objectifs atteignables, à sa hauteur, et ne pas le comparer systématiquement à ses frères, ses sœurs ou ses camarades. Ce qui compte, c'est sa progression personnelle ! Encourager son enfant ne signifie pas lui mentir : parler de ses difficultés, c'est pouvoir valoriser ses réussites. Il faut, pour ne pas ruiner sa confiance en soi, éviter de critiquer l'enfant : parler des faits et non de sa personne. Les enfants pourront accepter leurs imperfections et comprendre qu'ils sont uniques avec leurs qualités et leurs défauts et qu'ils peuvent évoluer.

Magazen : Quelles activités prévoir pour un enfant qui manque de confiance en lui ?

J.V. : N'importe lesquelles, mais avant tout, des activités qui peuvent renforcer son estime de soi. Il vaut mieux l'inscrire là où il pourra mettre en valeur ses capacités, ses talents. Il est également recommandé de prévoir dans son emploi du temps des activités qui ne sollicitent pas la performance, mais dont le seul objectif est de prendre du plaisir.

Partager la newsletter

Pédagogie active > 3 - 6 ans |

les gros mots

Article du 15 juin 2015

Les premiers gros mots apparaissent autour de 3 ans chez l'enfant, dès qu’il commence à maîtriser le langage ! L'école, nous parents, les grands frères et sœurs... C’est dans cet environnement que l'enfant absorbe ce qu'il entend et aime tester nos limites avec ces mots qui nous font vivement réagir! Pourquoi l'enfant dit-il des gros mots ? Quelle attitude adopter dans cette situation ? Quelques éléments de réponse...

La découverte des gros mots est une étape normale dans le développement de l'enfant, qui le plus souvent n’en connaît ni la signification exacte ni la portée réelle.


C'est en maternelle ou au début de l’école primaire que les gros mots font leur apparition ; ce nouvel environnement, si stimulant, apporte son lot de nouveautés qui ne sont pas toutes souhaitables ! Votre enfant découvre la socialisation, gros mots compris… En effet, prononcer des gros mots lui permet de s’affirmer auprès de ses camarades, de s’intégrer socialement dans le groupe par les réactions que ces gros mots suscitent.


L'enfant remarque très rapidement que les gros mots entraînent une vive réaction chez l’adulte. Il s’en délecte et toute occasion pour les prononcer lui parait bonne. La gestion de cette période va dépendre uniquement de votre réaction ! Tout d’abord, l’utilisation des gros mots se réduira d’elle-même si vous n’y attachez pas trop d’importance. Souvenez vous que votre enfant apprend ce qui se dit et ce qui ne se dit pas par vos réactions et par le langage des adultes qui l’entourent.


A cet âge où l'enfant est encore en période d'opposition, il est impératif de lui montrer les limites qu'il ne doit pas franchir : ne minimisez jamais un gros mot, ne le tournez pas en dérision au risque de montrer à l'enfant que ces mots ont leur place dans son vocabulaire ! A contrario, punir dès le premier écart de langage peut aussi s'avérer injuste aux yeux de l'enfant qui ne connaît pas forcément le sens de ce qu'il vient de dire ! Ignorer les gros mots qu’il prononce en faisant la sourde oreille n’est pas la meilleure solution, mais la punition non plus. L'explication reste toujours la meilleure réponse à ce type de comportement ! Montrez à l'enfant que ces mots n'ont pas leur place dans son vocabulaire et qu'il en existe bien d'autres qu’il peut utiliser !


Il est important de définir le contexte ! Pourquoi votre enfant a-t-il dit un gros mot ? Il peut être en colère, imiter un adulte, ou bien répéter ce qu'il a entendu à l'école qui le faisait pourtant rire avec ses amis, etc. Il faut lui expliquer qu’on ne peut pas dire n’importe quoi à n’importe qui.


Il est impératif de montrer l'exemple à l'enfant ! On ne peut pas lui reprocher un comportement que nous adoptons fréquemment (notamment en voiture !), au risque d'une fois de plus lui faire croire, à tort, que l'on fait ce que l'on veut quand on est grand !
Si des gros mots échappent à votre enfant lors d'une dispute ou d'une grosse colère, prenez toujours le temps de lui montrer d'autres outils ou d'autres mots pour gérer son stress.


Certains livres peuvent également s'avérer être de très bons supports pour en discuter comme Les gros mots, de Catherine Dolto. Au contraire d’autres ouvrages peuvent sembler être la justification de dire des gros mots tel que Caca Boudin de Stephanie Blake, qui, le temps du livre, offre à l'enfant la possibilité de dire des mots «hors cadre ». Dès que le livre se referme il faut expliquer à l'enfant que les gros mots doivent rester dans le livre !


Quelle que soit la situation, n'ignorez pas les gros mots que votre enfant prononce! Prenez toujours le temps d'expliquer pourquoi ils ne sont pas tolérables, proposez une alternative à l'enfant (zut, flûte, patate...) et surtout investissez le dans cette chasse aux gros mots en l'autorisant à vous faire remarquer les vôtres !

Anne-Sophie Chaunu, conseillère en pédagogie et éducatrice de jeunes enfants

Partager la newsletter

Sélection Zazzen > 0 - 3 ans |

explosion du langage

Article du 13 juin 2015

Autour de 2 ans-2 ans et demi, le langage prend une place importante dans la vie de l'enfant. Ce mois-ci nous vous avons sélectionné livres et jeux adaptés à son apprentissage !

Les livres :


Il est important de choisir des illustrations représentant la réalité pour l’aider là reconnaître et à nommer ce qui l'entoure ! Les illustrations doivent également être esthétiques car les enfants sont très sensibles à la beauté des photos et des illustrations !
Pour aider votre enfant dans cet apprentissage, il est important que vous utilisiez, lorsque vous lui parlez, un vocabulaire correct, non infantilisé !


• Les animaux de la ferme, de François DELEBECQUE, éd. Les Grandes Personnes
• L'imagier du Père Castor, éd. Flammarion
• Un point rouge, de David A. CARTER, éd. Gallimard Jeunesse


Les jeux :


• Mon coffret imagier Montessori
• Les figurines de la marque Papo
• Les coussins sensoriels de Nature et Découvertes


Anne-Sophie Chaunu, conseillère en pédagogie et éducatrice de jeunes enfants

Partager la newsletter

Zazoom > Autres |

petits monstres

Article du 12 juin 2015

Fatia, éducatrice à domicile ZAZZEN, propose très régulièrement des activités artistiques pour les deux « grands » enfants de 5 et 7 ans dont elle s’occupe. Elle vous détaille une de ses activités : les petits monstres !

Matériel :

2 boules de polystyrène
Des yeux autocollants
Des cures pipes colorés
De la peinture


Activité :

Les enfants peignent les boules de polystyrène de la couleur de leur choix (ici noir, rouge et blanc). Une fois le séchage terminé, ils peuvent poser les petits yeux adhésifs (ne pas hésiter à mettre un point de colle, si nécessaire).
Insérer les cures pipes délicatement dans la boule de polystyrène, et leur donner la forme souhaitée : tourbillon, raides…

Fatia a proposé cette activité à des enfants de 5 et 7 ans, mais elle peut également être réalisée dès 4 ans avec l’aide d’un adulte.


Le mot de l’éducatrice :

« Cette activité demande de la patience car il faut attendre entre chaque étape. Chacun, en fonction de son niveau et de son âge, peut personnaliser son petit monstre en lui donnant la forme qu’il souhaite, puis décorer la salle de jeux avec son œuvre !
Cette activité peut se décliner à différents moments de l’année : Halloween, Noël… en choisissant des couleurs adaptées ! »


Un grand merci à Fatia, Armand et Louis pour avoir partagé avec nous ce beau travail !


Anne-Sophie Chaunu, conseillère en pédagogie et éducatrice de jeunes enfants

Partager la newsletter