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L'ostéopathie pour nos petits !

Article du 28 juin 2018

Rencontre avec Pauline Audibert, diplômée en ostéopathie en 2005, après six années d'étude à l'Institut Supérieur d'Ostéopathie d'Aix-en-Provence. Elle s’est spécialisée la dernière année dans l'approche des enfants et des nourrissons. Elle est installée à Pézenas, dans l'Hérault, depuis 2006 où elle accompagne les bébés, les enfants ainsi que les adultes !

MagaZEN : Nous entendons souvent parler d’ostéopathie ; quelle est cette approche corporelle ?

Pauline Audibert : L'ostéopathie est une thérapie exclusivement manuelle fondée sur la recherche des pertes de mobilité qui peuvent toucher toute la structure du corps. Elle s'appuie donc sur une connaissance approfondie de l'anatomie, de la physiologie et de la biomécanique du corps humain.

Une perte de mobilité, qu'elle soit articulaire, musculo-ligamentaire, crânienne ou viscérale peut créer un déséquilibre nuisible à son état de santé.

L'ostéopathie est fondée sur la capacité du corps à s'autoréguler, à s'autoéquilibrer. Elle s'appuie sur l'établissement d'un diagnostic, qui se veut "global" et qui se déroule typiquement en deux parties :

  • Un questionnement du patient et la prise en compte des examens complémentaires qu'il a pu réaliser (bilans radiologiques et biologiques) permettent de déterminer les axes de travail et d'éviter toute contre-indication, c'est-à-dire tout traitement médical qui ne serait pas dans l'intérêt du patient.
  • Des tests palpatoires spécifiques permettent de confirmer les zones de perte de mobilité.

MagaZEN : Vous pratiquez avec les bébés et plus généralement les enfants. A quel moment ou pour quels motifs conseillez-vous de consulter ?

PA : Un accouchement difficile (long, trop rapide, avec emploi de spatules ou de ventouses, en siège...) ou avant terme, qui a nécessité le recours à une césarienne, un enfant né avec un déformation crânienne, un torticolis congénital, qui a des régurgitations trop fréquentes ou des colites, qui pleure de manière incessante… sont autant de circonstances qui peuvent déclencher une consultation.

L'enfance étant une période de développement très important (croissance, apparition des dents de lait puis définitives), un suivi ostéopathique peut s'avérer judicieux.

Des perturbations du sommeil, de l'appétit, du transit, du comportement (énervement, irritabilité), un déséquilibre postural, des chutes... sont aussi des raisons qui peuvent amener à consulter.

Enfin, un accompagnement parallèle à des soins d'orthodontie, de podologie ou d'orthoptie peut s'avérer adéquat.

Point important : le suivi ostéopathique ne se substitue pas aux rendez-vous pédiatriques.

MagaZEN : Combien de séances recommandez-vous ?

PA : Tout dépend du motif de consultation, de l'ampleur du déséquilibre et des adaptations consécutives au traitement ostéopathique.

MagaZEN : Quels sont les bienfaits que l’enfant peut ressentir et les parents constater après les séances ?

PA : L'ostéopathie étant fondée sur la capacité d'autorégulation du corps, les bienfaits ne sont pas toujours immédiats. L'enfant peut être perturbé pendant la séance et/ou les quelques jours qui la suivent : modification du rythme du sommeil, de l'appétit, du comportement (agitation, pleurs...).

Dans le cadre d'un suivi, ces différents éléments sont importants pour la compréhension de la réaction au soin ostéopathique.

MagaZEN : Quels conseils pourriez vous donner aux parents pour choisir son ostéopathe ?

PA : La grande disparité des formations en ostéopathie rend ce choix délicat. Une formation complète s'effectue entre trois et cinq ans (anciennement six ans) pour l'obtention du diplôme donnant droit au titre d'ostéopathie. N'hésitez pas à demander les qualifications de l'ostéopathe à qui vous confiez votre enfant.

Propos recueillis par Valérie Mirault, formatrice et éducatrice Montessori

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Pédagogie active > 0 - 3 ans | 3 - 6 ans | 6 - 12 ans |

Faut-il interdire les écrans aux enfants ?

Article du 28 juin 2018

Dans une société où le virtuel a pris une place prépondérante, quelles peuvent en être les conséquences sur l’enfant ? Sans céder à la panique face au monde numérique, il s’agit de mieux comprendre l’impact des écrans au cours de la vie de l’enfant. Disposer de repères peut aider les parents à adapter la "consommation" des écrans à l’âge de l’enfant.

Selon une étude IPSOS menée en 2017, les enfants âgés de 1 à 6 ans passent en moyenne 4h37 par semaine sur internet ; ce temps grimpe à 6h10 pour ceux âgés de 7 à 12 ans. Comment aider l'enfant à le limiter, à mieux le gérer ?

Avant 3 ans

De nombreux travaux démontrent la toxicité des écrans pour les enfants de moins de 3 ans. De façon générale, l’exposition précoce et excessive des bébés aux écrans sans présence humaine interactive et éducative est très clairement déconseillée.

Pour les enfants de moins de 3 ans, le temps passé devant la télé, y compris les programmes des chaînes qui leur sont dédiées, les éloigne de la seule activité vraiment utile à leur âge : interagir spontanément avec leur environnement grâce à leur sens. Jouer, toucher, manipuler les objets, se familiariser avec l’espace en trois dimensions est fondamental pour leur développement. L’enfant à cet âge a besoin de se percevoir comme acteur. Au contraire, face à un écran, il est non seulement passif, mais aussi soumis à des couleurs et à des sons d’une intensité largement supérieure aux stimulations sensorielles habituelles de sa vie quotidienne.

Selon Serge Tisseron (psychiatre, docteur en psychologie, membre de l’Académie des technologies, auteur de « Grandir avec les écrans. La règle 3-6-9-12 »), il est primordial d’établir des règles sur l’utilisation des écrans à partir de 3 ans.

De 3 à 6 ans

Serge Tisseron préconise de ne pas proposer de jeux vidéos à l’enfant et de fixer des règles claires sur le temps passé devant les écrans. Utiliser une alarme pour indiquer la fin du temps devant l’écran peut aider votre enfant à accepter que ce temps soit terminé. Il est important de respecter les âges indiqués pour les programmes. L’utilisation de la tablette, de la télévision et de l’ordinateur est plus sécurisée dans le salon que dans la chambre.

De 6 à 9 ans

Serge Tisseron conseille aux parents de continuer à limiter le temps passé devant l’écran (30 minutes par jour d’écran distractif) par leur enfant et de l'encourager à gérer ses temps d’écran en les notant sur un carnet, ce qui lui permet d'en mieux prendre conscience. Il est aussi important de parler avec l’enfant de ce qu’il voit et fait avec les écrans.

Serge Tisseron propose trois principes concernant internet à expliquer à l’enfant :

1) Tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public

2) Tout ce que l’on y met y restera éternellement

3) Il ne faut pas croire tout ce que l’on y trouve

De 9 à 12 ans

L’important est de lui apprendre à protéger ses échanges avec ses camarades. C’est l’âge où il découvre les réseaux sociaux. Vous pouvez alors parler avec lui de ce qu’il voit et fait avec les écrans, l’encourager dans ses activités de création et ses activités physiques, parler avec lui de l’âge où il aura son premier téléphone mobile.

Après 12 ans, l’essentiel est de rester disponible pour l’enfant. Il faut continuer à limiter le temps devant les écrans (1h30 maximum par jour d’écran distractif), à l’encourager à gérer son temps hebdomadaire avec un “carnet du temps d’écran”, à parler de ce qu’il voit et fait avec les écrans, à encourager ses activités de créations. Mais il est aussi temps d’expliquer à l’enfant ce que représente le plagiat, le harcèlement et la pornographie. Ne pas oublier que tous nos équipements possèdent aujourd'hui le contrôle parental.

En résumé :

  • Avant 3 ans : jouez, parlez, proscrivez les écrans.
  • De 3 à 6 ans : limitez les écrans, partagez-les et parlez-en famille.
  • De 6 à 9 ans : créez avec les écrans et expliquez à votre enfant Internet.
  • De 9 à 12 ans : apprenez à votre enfant à se protéger et à protéger ses échanges.
  • Après 12 ans : restez disponibles pour votre enfant.

Anne-Cécile Langet, éducatrice de jeunes enfants

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Sélection Zazzen > 0 - 3 ans | 3 - 6 ans | 6 - 12 ans |

Des ateliers parent-enfant

Article du 28 juin 2018

Les vacances approchent, les beaux jours sont là... et si c’était l’occasion de vous offrir un moment privilégié avec chacun de vos enfants ? Nos emplois du temps chargés nous incitent parfois à accompagner nos enfants "collectivement" : activités ou devoirs, douche, diner, laver des dents... et au lit ! A contrario, pour nourrir notre relation, un atelier parent-enfant nous apporte une respiration, un temps plus individualisé, une sortie du quotidien. Quel bonheur de se trouver à égalité dans une situation d’apprenant autour d’un atelier créatif ou culturel ! Zazzen a répertorié quelques propositions pour vous.

A Paris :

Divers ateliers, pour des moments de partage duo : éveil Montessori, cuisine avec un chef, arts créatifs, cirque, parfum, photos, fauconnerie…

https://www.atelierenfant.com/fr/paris/ateliers/ponctuels/?theme=atelier-duo

Ateliers festifs de danse des 5 rythmes en famille, en Français, en Anglais ou en Espagnol !

http://comeandance.wixsite.com/alex/services-1

A Bordeaux :

Ateliers gourmands de 3h autour des plaisirs sucrés à cocréer avec votre enfant ! http://www.gateauxmignons.com/atelier-parent-enfant-c2x22064033

Ateliers réguliers de danse parent-bébé ou parent-petit enfant jusque 3 ans. https://www.rythmesetcie.com/atelier-parent-enfant

A Lyon :

Café-atelier parent/enfant ouvert du mardi au samedi avec des propositions variées : massage, anglais, danse, musique, yoga, Lego !

https://lesmamanspoules.com/

Atelier pour s’initier à la danse africaine en famille.

http://afromundo.fr/activites/ateliers/ateliers-parents-enfants/

A Toulouse :

Ateliers Montessori, de 18 mois à 8 ans, dans un joli espace près du capitole, avec du matériel et un accompagnement bienveillant.

https://www.casabambini-montessori.com/

Ateliers d’arts plastiques suite à une observation des œuvres, au musée des beaux-arts de Toulouse :

https://www.augustins.org/fr/web/guest/-/l-atelier-parents-enfants

Valérie Mirault, formatrice et éducatrice Montessori

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Zazoom > 3 - 6 ans | 6 - 12 ans |

Les vertues éducatives du jardinage pour les enfants

Article du 28 juin 2018

Jardiner est une activité que beaucoup d’enfants adorent : toucher, manipuler, sentir… Elle est à la fois ludique et pédagogique.

Qu'apporte le jardinage à l'enfant ?

Il l'aide à :

  • Développer sa motricité et sa patience. Apprendre à semer des radis (parce qu'il lèvent très vite !), par exemple, demande patience et dextérité. Et en venant visiter et entretenir régulièrement son "jardin", votre enfant pourra constater l’évolution quotidienne de ses plantations, ce qui gratifiant et encourageant.
  • Apprendre à s’organiser. Sensibilisez votre enfant à l'importance du cycle de végétation des plantes, du relief ou de l’exposition. Et le jardin est un peu comme la chambre : on ne laisse pas les outils en plan ; comme les jouets, ils se rangent, nettoyés, à une place précise.
  • S'initier au respect de l’environnement. Détaillez à votre enfant ce qui est nécessaire aux plantes pour se développer (lumière, eau, chaleur, compost ou engrais bio) : cela lui permettra de saisir le bien-fondé de manger de saison !

Que peut-on planter avec nos petits citadins ?

  • De mi-mars à début mai vous pouvez planter des graines de carottes, de tomates, de courgettes, de concombres, de melon…
  • Vous pouvez aussi acheter des petits plants de fraisiers, de salade, de basilic.

Quels matériels peut-on utiliser ?

  • Du terreau.
  • Des sacs en géotextile. Il en existe à tous les prix. Leurs avantages : incassables, difficiles à renverser une fois plein, ils ne prennent pas beaucoup de place.
  • Pour les petites mains, des cuillères ou fourchettes conviendront parfaitement. Pour les mains un peu plus grandes, vous pouvez acheter une petite pelle.
  • Une bâche pour protéger votre sol si vous voulez créer un jardin en intérieur avec votre enfant.

Où peut-on jardiner ?

Les jardins collectifs se multiplient. Ils vous permettent d’accéder à un espace vert protégé... tout en cultivant de bonnes relations de voisinage !

De plus en plus répandus dans nos villes françaises, le permis de végétaliser autorise les riverains à végétaliser certains espaces. Renseignez-vous !

Anne-Cécile Langet, éducatrice de jeunes enfants

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